Une nouvelle ère dans l’univers des berlines premium

Mercedes Benz Classe A 2018

Le marché automobile se dirige inexorablement, vers une automatisation de son utilisation. Outre les aides à la conduite qui deviennent de plus en plus présentes et « envahissantes » pour tout esthète de la conduite pure et noble, la digitalisation et l’apparition des écrans font de l’automobile un objet connecté plus qu’un moyen de locomotion. Derrière cette « course à l’armement » pour savoir lequel est le plus visionnaire, le plus avancé technologiquement, se cache une volonté de démontrer une ergonomie en pleine métamorphose. Tesla a bousculé les codes du genre, avec un intérieur tout droit sorti de la Silicon Valley et d’une certaine marque à la pomme… Les constructeurs historiques se rebiffent et comptent bel et bien démontrer leur ingéniosité et savoir-faire, en y apportant un soin particulier pour respecter les codes propres à leur blason.

Dans cette bataille à distance, Mercedes est le fer de lance de l’industrie automobile dite « traditionnelle ». Les dernières créations du constructeur à l’étoile ont permis de faire l’étalage de leur technologie, tout en y associant un soucis du design qui permet de fidéliser les amoureux de la marque, mais aussi conquérir une clientèle plus volatile. Rendre la technologie « plus accessible » dans une gamme de produits et de prix inférieure à des modèles tels que la CLS, voilà l’objectif affiché de la nouvelle Classe A !

Mercedes Benz Classe A Extérieur 2018

En 2012, naissait la précédente génération du modèle qui permit à Mercedes de renouer avec le succès, en dépoussiérant son image de marque « bon chic bon genre » destinée à une clientèle très mature (plus de 50ans). Ce modèle a créer un engouement et initié une restructuration totale de sa gamme, pour le succès qu’on lui connaît aujourd’hui (Mercedes étant le 1er constructeur premium mondial en 2017). Cette cuvée 2018 de la Classe A n’est pas révolutionnaire à l’extérieur, mais cette fois-ci à l’intérieur en entrant dans une nouvelle dimension en matière de connectivité et d’autonomie…

Mercedes Benz Classe A Arrière 2018

Véritable coup de maître (ou non… les ventes parleront pour elles) à l’image du I-Cockpit dans le dernier Peugeot 3008, la planche de bord de cette nouvelle Classe A détonne et met un coup de vieux à ses rivales directes, BMW Série 1 et Audi A3 en tête. Une dalle digitale prend place, et rend l’instrumentalisation digne d’un véhicule de segment supérieur. Proposé en différentes dimensions selon le niveau de finition choisi, le conducteur fait face à deux écrans lumineux par leur clarté et leur soucis du détail. Tactile ou piloté depuis le volant ou le Touch Pad optionnel, l’écran propose une multitude de paramètres rendant cette berline à la pointe de la technologie !

Mercedes Benz Classe A Intérieur 2018

Système de navigation avec réalité augmentée, système inédit MBUX utilisant l’intelligence artificielle et pouvant être contrôlé vocalement, mode de conduite semi-autonome très poussé, système d’évitement et de collision dernier cri… l’équipement est pléthore et surtout annonciateur d’un catalogue d’options tenant sur plusieurs pages. Au-delà de cet afflux considérable d’innovation pour un modèle qui se veut « grand public », l’esthétique n’est pas en reste puisqu’elle reprend ni plus ni moins que les lignes tendues de sa grande sœur CLS (il y a pire comme inspiration !).

Mercedes Benz Classe A Extérieur 2018

Cette cuvée 2018, qui sera présentée en première mondiale lors du prochain Salon de Genève, bouscule les codes établis et rend de plus en plus réel, la vision de l’automobile de demain : un concentré technologique pour une sécurité et un confort de déplacement optimal au service de l’usager. Ou bien une aseptisation du plaisir de conduite pour d’autres…

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Une légende ne meurt jamais : La Mustang Bullit

Ford Mustang Bullit

Ford tient à célébrer les anniversaires de ses modèles historiques avec un certain goût pour le néo-rétro. Après la réédition de l’iconique GT40 en 2017, un modèle est à l’honneur en ce début d’année 2018. Cette fois-ci, il s’agit d’une version qui a marqué le cinéma et mis en exergue une des premières courses poursuites de l’histoire sur grand écran. Deux monstres sacrés réunis dans une scène du film Bullit en 1968 à San Francisco, la Ford Mustang et Steve McQueen. De cette union est né le mythe de la Mustang Bullit…

50ans après l’originale, sur le salon de Détroit qui vient d’ouvrir ses portes et qui augure une année riche en nouveautés, la première surprise de cette nouvelle cuvée annuelle est un clin d’œil à une illustre glorieuse. La Ford Mustang Bullit 2018, est une magnifique réinterprétation de celle qui a fait rêver bon nombre de passionnés de la « Pony Car » ou de l’illustre acteur et pilote américain, tout en y intégrant les dernières technologies du catalogue. Cette digne héritière est avant tout une bête du bitume…

Ford Mustang Bullit

V8 de 5.0 litres développant 481ch, étriers de freins Brembo, boite manuelle reprenant le pommeau blanc de son aïeule (à une époque où la boîte automatique fait un trust), teinte « Dark Highland Green », soin apporté à l’échappement pour un son rocailleux des plus perçant ! L’alliage parfait de la modernité accouplée aux valeurs traditionnelles, pour un millésime déjà collector made in USA (cette édition spéciale ne sera probablement pas commercialisée en Europe).

Ford Mustang Bullit

Finalement, cette Mustang Bullit respecte en tout point ce qu’est le rêve américain dans sa forme la plus pure : une envie d’y goûter mais une barrière océanique et continentale qui doit être traversée au risque de la voir telle une illusion sans lendemain. Pour se donner bonne conscience, voici les premières images de la Bullit 2018, qui sera commercialisée l’année prochaine.

Le SUV ou VUS selon les contrées, dénature t’il les marques ?

Lamborghini LM002

Plus aucun constructeur ou groupe automobile n’est passé à côté du raz de marée provoqué par l’avènement du SUV, ou presque… En effet, certaines marques et cela ne saurait tarder, n’ont pour l’heure dans leur gamme un véhicule qualifié de crossover. Ces constructeurs dits « élitistes » car proposant des véhicules pour la plupart sportifs, réservés à une clientèle ciblée, se penchent également sur cette silhouette interplanétaire. Au risque de perdre toute crédibilité d’image et d’amour auprès de ses plus fidèles passionnés ? La question est posée !

Pour tout amateur d’automobile s’il en est, il fut difficile de passer à côté de cette nouvelle pour le moins retentissante dans l’univers de la voiture de luxe. Lamborghini, véritable institution dans le monde sportif et de l’automobile d’exception, s’est elle aussi laissée attirée par la création d’une silhouette typée « grand public » en dévoilant l’Urus. Rassurez-vous, le tarif reste lui bien dans les standards du constructeur de Sant’Agata Bolognese, avec un ticket d’entrée à plus de 170 000€ (en y ajoutant taxe et malus liés à sa cylindrée, comptez près de 215 000€). L’honneur est sauf !

Lamborghini Urus

Véritable mastodonte de par ses dimensions (5m11 de long, 2,02m de large, 1m64 de haut), et partageant sa plateforme avec ses cousins par alliance VAG que sont le Porsche Cayenne et le Bentley Bentayga, l’Urus premier du nom se voit greffer d’une motorisation à en faire pâlir les puristes. Pas de V12 au programme mais un V8 4.0 Biturbo de 650ch, pour un 0-100km/h annoncé en 3,6secondes, qui doit lui permettre de revendiquer le titre de SUV le plus puissant et rapide de série. Peine perdue, après vérification, le Grand Cherokee Trackhawk et ses 707ch, ne mettent « que » 3,5secondes pour réaliser le 0-100km/h.

Intérieur Lamborghini Urus

Au-delà des chiffres annoncés et du positionnement « convivial et sportif » que souhaite véhiculer la marque au taureau, c’est bel et bien un sacrifice qui est fait au nom de la productivité et de la rentabilité. En effet, derrière ce nouveau né, Lamborghini souhaite multiplier ses ventes annuelles par deux et ainsi, toucher une clientèle plus familiale. Le plan de bataille en soit n’est pas révolutionnaire, bon nombre de ses concurrents l’ont précéder tel que Porsche en 2002 avec le Cayenne, véritable bouffée d’oxygène pour le constructeur de Stuttgart, ou encore récemment en 2016 Maserati et un certain Levante de goût douteux…

Lamborghini Urus Jaune

Finalement, deux constructeurs historiques de par leur gloire sportive font de la résistance mais, devraient prochainement se laisser happer par cette vague sans précédent : Lotus et Ferrari. Annoncés pour 2021 et 2022, ces deux futurs modèles viendront compléter une homogénéité du marché qui laisse malgré tout pantois. Alpine qui vient de renaître, ne passera pas non plus outre… quand l’histoire est rattrapée par le présent !

Une mise en scène hollywoodienne pour la nouvelle GTI

Tomer Sisley - Golf GTI Performance

Cinéma et automobile font en général bon ménage ! Surtout, quand il s’agit de films d’action mettant en scène des voitures pour le moins sportives… Mais cette fois-ci, pas d’Aston Martin ou autres Ferrari à l’horizon, mais bel et bien une voiture accessible à un public plus large. En effet, pour la promotion de son iconique Golf GTI, Volkswagen a décidé de voir les choses en grand.

Un clip de promotion est souvent l’occasion pour le constructeur, de mettre en scène dans un contexte valorisant son véhicule. Insolite, rationnel, spectaculaire, la différenciation permet aux marques de toucher la clientèle visée, par des campagnes promotionnelles de plus en plus recherchées. Volkswagen a souvent réalisé des campagnes marquantes, notamment lors du SuperBowl 2011 autour du thème StarWars et de Dark Vador, pour vanter les mérites de sa Passat de l’époque. Aujourd’hui, la filiale française du groupe VAG est dans la lumière…

Passat Super Bowl - Dark Vador

Le badge GTI est mythique et associé principalement à un modèle tout aussi iconique, la Golf. Cette association qui perdure depuis plus de 40 ans, est désormais sublimée par un fil d’action. L’acteur principal, Tomer Sisley, connu notamment pour son rôle dans Largo Winch, se retrouve dans une mission périlleuse où sa Golf GTI Performance se révèle son meilleur allié !

A la manière d’un James Bond utilisant tous les gadgets à sa disposition pour semer ses ennemis, ici Tomer Sysley utilise les aides à la conduite présentes sur cette Golf de dernière génération. Mode de conduite (en l’occurrence sport), régulateur de vitesse, maintien de trajectoire (Lane assist), aide au stationnement (park assist), cette Golf se révèle être le parfait allié pour se sortir de situations « complexes ».

Golf GTI Performance

Intitulé « Ce n’est pas du cinéma » en référence à cette Golf GTI Performance, ce spot télévisuel illustre parfaitement le caractère sportif et technologique embarqué au sein de ce véhicule. James Bond sera t’il convaincu par les qualités de ce modèle pour son prochain film ? Rien n’est moins sûr !

Le néo-rétro : un style de vie intemporel

Kawasaki Z900 RS

Dans cette course à la technologie et aux nouvelles innovations telles que la conduite autonome, une tendance vintage tel un phénix renaît de ses cendres si l’on pourrait dire, malgré qu’elle n’ait jamais totalement disparue de nos routes. Que ce soit à deux ou à quatre roues, les amoureux d’anciennes font de la résistance et poussent les constructeurs à s’inspirer d’anciennes gloires de leur histoire pour créer de nouveaux modèles inspirés du courant « néo-rétro ».

Kawasaki et Honda viennent de présenter leurs nouvelles créations pour le moins old school, lors du dernier salon de Tokyo auto et moto, alliant modernité et traditionalisme. Décryptage de ces créations qui vont en ravir plus d’un…

Après le succès de son inédit roadster Z900 (remplaçant de la Z800) commercialisé au début de l’année 2017, Kawasaki se devait de proposer un modèle dit « néo-rétro », entendez par là avec un style sentant bon les seventies. Face à une concurrence en ordre de marche, Yamaha en tête avec sa XSR 900 (sur base de MT-09) ou encore BMW et sa R Nine-T, le constructeur japonais a levé le voile sur la Z900 RS, pour Rétro Sport et descendante de l’illustre Z1 de 1972.

Kawasaki Z900 RS   Kawasaki Z1

Une abréviation qui résume bien le positionnement de cette machine qui emprunte le cadre, certes légèrement modifié pour une position de conduite moins sportive, les suspensions et le moteur de la Z900 classique, tout en y apportant des éléments vintage : un phare rond à l’avant à led du plus bel effet, un réservoir retravaillé « goutte d’eau » mais gardant la même contenance ou encore un tableau de bord à deux cadrans rappelant l’instrumentalisation de l’époque.

    Kawasaki Z900 RS    Kawasaki Z900 RS  

Cet ensemble se veut être le parfait allié pour les motards à la recherche d’une moto sécuritaire, performante et au design soigné et authentique comme pouvaient l’être les créations d’antan. Convaincu ? Pour les « bagnolards », voici une interprétation à 4 roues qui cette fois-ci devrait lever vos derniers doutes sur le style néo-rétro !

Honda a créé la surprise lors du dernier salon de Francfort en Septembre, avec la présentation de son concept Urban EV, future citadine 100% électrique prévue pour une commercialisation en 2019. Outre sa motorisation « nouvelle génération », c’est surtout par son style qu’elle détonne. En effet, lorsque l’on pense à l’électrification ou l’hybridation, ce sont plutôt des Toyota Prius ou Nissan Leaf qui nous viennent à l’esprit dans un premier temps.

Honda Concept Urban EV

Pour pouvoir attirer une nouvelle clientèle et pousser à l’achat « coup de cœur », le design se doit également d’être attractif et communicatif. C’est pourquoi ce concept chamboule les codes pré-établis jusqu’à présent, en y apportant une silhouette inspirée du néo-rétro et des éléments modernes tels que le rétro-éclairage bleuté synonyme d’électrification. Ce concept minimaliste et épuré, s’est vu rejoindre par une version dite « sportive », la Honda Sports EV qui est un coupé reprenant le design de sa devancière.

Honda Urban Concept Sports EV

Grâce à cette étude de style qui annonce des modèles de série très proches, l’électrification a finalement du bon. Ou quand le meilleur des deux mondes se réuni pour parvenir à un consensus total et attrayant aux yeux du client que nous sommes !

Honda Urban Concept Sports EV

« Révolution » esthétique et technologique pour Audi

Audi A7 Sportback - 2018

Audi connaît une actualité produit riche actuellement. S’appuyant sur le lancement de la nouvelle Audi A8, vaisseau amiral de la marque d’Ingolstadt, symbole des nouvelles technologies proposées dans sa future gamme mais aussi en terme de design extérieur, Audi vient de dévoiler son second véhicule de nouvelle génération : l’A7 Sportback. Ce grand coupé berline esthète, se veut être l’Audi la plus désirable de la gamme et il faut le reconnaître, ce nouveau modèle ne déroge pas à la règle !

L’essence même de ce véhicule ne diffère pas, les dimensions restent sensiblement les mêmes par rapport au précédent opus. Le design gagne en virilité, devient plus « musculeux » sans perdre de son raffinement, ce qui n’altère en rien de son sex-appeal… bien au contraire ! Désormais, le bandeau lumineux traversant la poupe arrière inauguré sur l’A8, sera repris sur l’ensemble des modèles présentés par le constructeur allemand dans les années à venir. L’esthétique a donc connu une « mini révolution » mais, dans un degré beaucoup moins avancé que la partie infontainment…

   Audi A8 - 2017   Audi A7 Sportback - 2018

A l’intérieur, il s’agit bel et bien d’un nouveau monde orienté encore plus sur la digitalisation et l’utilisation des écrans. Les boutons disparaissent et sont remplacés par une inédite dalle numérique en partie basse (référence indirecte au Range Rover Velar), faisant office d’écran pour régler la climatisation ou la saisie de la navigation. S’ajoute à cette panoplie impressionnante (en y ajoutant le Virtual cockpit phase 2 et un écran en partie haute classique), une possibilité de commander vocalement les faits et gestes du véhicule, en demandant une augmentation ou une réduction de la température à titre d’exemple.

Audi A7 Sportback - Intérieur

Mais cette A7, est également une voiture ultra technologique et intuitive s’inspirant de sa grande sœur A8. Cette-dernière ayant inauguré le niveau 3 d’autonomie (dépassements de 0 à 60km/h sans l’intervention du conducteur), allant pour l’occasion au-delà de la législation en vigueur dans nos contrées et celles de nombreux pays, conserve le monopole de cette innovation comme vitrine technologique de la marque. L’A7 Sportback ne reste cependant pas sur le carreau en proposant ni plus ni moins que 39 aides à la conduite…

Bardée de caméras, radars et capteurs en tout genre, la dernière-née de la marque aux anneaux propose notamment un stationnement 100% autonome. A l’aide de son smartphone et piloté à distance tel James Bond avec sa BMW Série 7 dans « Demain ne meurt jamais », le conducteur peut garer son véhicule sans avoir besoin de s’y trouver à l’intérieur. Quand l’automobile devient un « gadget pour geek » sur 4 roues ni plus ni moins !

Vous l’aurez compris, cette Audi A7 fait mouche, en ne bousculant pas les codes esthétiques de la marque, simplement en les réaffirmant et en y ajoutant, un éventail technologique toujours plus impressionnant pour les « bagnolards » tentant de résister à cette « mort » pure et simple du plaisir de conduire.

Audi A7 Sportback - 2018

 

 

Démonstration de force pour Mercedes à Francfort

Festhalle mercedes Francfort

Le salon de Francfort est considéré comme étant l’un des plus grands du monde, de par l’abondance de modèles présentés mais aussi, par la taille gigantesque allouée à celui-ci. Véritable ville dans la ville (Frankfurt am Main), le rendez-vous germanique est l’occasion pour les marques allemandes de réaffirmer leur force de frappe, quitte à en sur jouer ! Cette édition n’a pas dérogé à la règle…

Le groupe VAG dispose de son propre hall avec notamment Volkswagen et Audi en tête d’affiche, mais aussi Seat ou Skoda notamment, ce qui en fait un hall finalement « traditionnel » dans l’esprit des visiteurs. Le groupe BMW marque tout de suite une seconde étape dans la représentation de son catalogue, avec un hall dédié à la marque à l’hélice comprenant pistes d’essai, scène de spectacle pour réaliser des conférences, ou encore une segmentation précise et claire entre les différents départements, M (sportif) ou I (électrique) entre autres.

BMW Z4 Concept

La présence de nombreux concepts-car (Série 8 et Z4 Concept, X7 iPerformance) ne fait que confirmer cette omniprésence de modèles, dans le but de réaffirmer le retour au premier plan du constructeur bavarois. En parallèle, Mini était également présent sur une surface bien évidemment plus réduite, mais néanmoins avec deux concepts (John Cooper Works GP Concept et Electric Concept) afin de conserver une attractivité face au « gigantisme » de son « conjoint » allemand.

  Mini John Cooper Works GP Concept   Mini Electric Concept

Puis, il y a l’inclassable de par son côté démesuré et attractif, tel un parc d’attraction mêlé à un musée en un seul concept : le Festhalle de Mercedes, une sorte de grand palais, dédié à la gloire de Mercedes. En effet, en Juillet 2016 avait lieu dans la capitale française, une exposition éphémère intitulée « Les belles étoiles », où étaient présentes les gloires de la marque sur plusieurs décennies. A francfort, ce show a lieu tous les deux ans, avec la gamme actuelle du constructeur de Stuttgart et qui pourrait s’intituler la « course aux étoiles ».

Festhalle Mercedes Frankfurt 2017

Toute la gamme est présente en long et en travers, sans oublier la présence plus « minimaliste » de Smart, propriété du groupe Daimler. Mercedes est en terre conquise, n’hésitant pas à dévoiler ses premières mondiales telle que l’inédite Mercedes-AMG Project One, présentée par un certain Lewis Hamilton himself. Autre élément qui démontre la force d’attractivité de la marque à l’étoile, des « keynotes » à la manière d’Apple sont organisées pour la première fois durant ce salon, afin d’interagir en direct avec les responsables stratégiques de la marque.

Mercedes-AMG Project One

Plus qu’un salon automobile, c’est un rendez-vous fondamental pour l’image, le prestige et rappelez aux derniers indécis, que Mercedes et ses compères allemands, sont bel et bien en ordre de marche pour continuer de surfer sur le marché premium international.

Nouvel avion de chasse classe affaire : BMW M5

BMW M5 - 2017

L’ADN de BMW est bien connu et se résume par le caractère sportif transmis depuis les roues arrières, présent historiquement sur ses modèles. Mais, depuis quelques années se trame l’apparition sur des modèles de la gamme de la traction avant, tel le BMW Série 2 Active Tourer qui fut le premier à inaugurer ce système. Cette volonté de « réduction des coûts » passe par une uniformisation de la transmission… La BMW M5 ne déroge pas à la règle et, abandonne sa transmission aux roues arrières pour une transmission intégrale 4 roues motrices. Quid du plaisir de conduite ou bien réel accroissement de la performance ?

BMW M5 - 2017

Le V8 est conservé et délivre désormais 600ch, soit 40ch de plus que le précédent opus. La M5 cuvée 2017 est le premier modèle estampillé Motorsport à embarqué les 4 roues motrices, lui permettant un usage adapté au fil des saisons. Le plaisir du pilote n’est en rien altéré, avec la possibilité de jongler entre plusieurs modes de conduite selon son gré : 4WD, 4WD Sport et un mode 2WD qui permet le blocage du train arrière.

BMW M5 - 2017

Il sera de ce fait encore possible de drifter aisément avec la nouvelle berline munichoise, tout en ayant la possibilité de paramétrer son véhicule dans les moindres détails. Choix de la suspension (Confort, Sport et Sport Plus), sonorité paramétrable, ajout d’un pack M-Driver permettant une V-MAX à 305km/h (contre 250km/h en version bridée), cette M5 se veut aiguisée et prête à en découdre face à ses rivales que sont la Mercedes E63 AMG, Audi RS6 ou encore Lexus GS F.

Mercedes E63 AMG  Lexus GS F Sport

Débarquant en tant que nouvel porte étendard du département sportif de BMW, la M5 laisse présager de belles nouveautés à venir de la part du constructeur à l’hélice… Quid du BMW Z4 Concept, présenté lors du concours de Pebble Beach préfigurant le futur coupé sportif en collaboration avec Toyota et une certaine Supra !

   BMW Z4 Concept - Pebble Beach BMW Z4 Concept - Pebble Beach 

La Formule E : nouvel eldorado pour les marques iconiques

La Formule 1 serait-elle devenue « has-been » ? Tout laisse à croire que ce championnat, qui a connu ses grandes heures de gloire dans les années 70-80, est poussé sur le bas-côté par sa version nouvelle génération… Malgré des changements de réglementation et, notamment l’apparition du moteur hybride devenu obligatoire afin de limiter les émissions de CO2, une compétition prend de plus en plus d’importance en terme de visibilité et d’attractivité !

La Formule E, intronisée en 2014 dans les rues de Londres, se veut être un championnat plus accessible pour les fans en quête de vitesse et de dépassements spectaculaires qui manquent cruellement à son homologue historique. Dans une société de consommation qui souhaite préserver son environnement et développer des énergies renouvelables et efficientes, l’électrique est la solution à moyen terme pour répondre à ses attentes.

La course automobile est le premier laboratoire d’exploration de nouvelles technologies, qui sont ensuite appliquées aux véhicules de tourisme. L’hybridation à titre d’exemple chez Porsche, est un système qui fut développé pour les véhicules de la catégorie LMP1 dans le championnat d’endurance. Cette technologie éprouvée dans ces grands rendez-vous et qui fut couronnée de succès, s’est retrouvée notamment dans la radicale Porsche 918 Spyder, véhicule de série le plus rapide sur le Circuit du Mans en 2014.

Ce lien étroit entre compétition et produit en vie série, pousse les constructeurs à cibler leur engagement sportif dans des courses qui aujourd’hui, parviennent à capter l’attention du public en les faisant participer directement via notamment le « Fan Boost » (vote sur internet pour élire son pilote préféré, ce-dernier bénéficie d’un surplus de puissance à utiliser en course) et leur apporter des envies d’investissement pour leur véhicule personnel.

Dans ce recentrage des compétences et des ressources, Porsche a décidé d’emboiter le pas à plusieurs constructeurs tels que Renault, Audi, Jaguar, DS Automobiles ou encore plus récemment BMW et Mercedes. Tous ces constructeurs souhaitent bénéficier d’un format de course innovant, faisant la part belle à la proximité avec le public et l’innovation comme argument de séduction.

Se déroulant en circuit urbain, dans de nombreuses villes à travers le monde telles que Paris, Berlin, New York ou Hong Kong entre autres, la Formule E empiète sur les autres compétitions en attirant des constructeurs de renom, qui se désengagent en contrepartie de leur compétition initiale. Porsche a décidé de stopper l’endurance, Mercedes va quitter le DTM… on parle également d’une possible arrivée d’Alfa Romeo ou Maserati afin de représenter les intérêts du groupe FCA.

Cet engouement pour ce championnat à la pointe de la technologie, qui verra notamment en 2019 l’utilisation de batteries permettant une autonomie totale en course et non plus un changement de voiture à la mi-course, porteur de valeurs environnementales et d’interaction avec le public, devrait se poursuivre avec un plateau de plus en plus garni dans les années à venir.

Quid des pilotes champions du monde de Formule 1 se laissant séduire par ce nouvel eldorado ? Cela devrait s’électrifier rapidement…

Une ambition premium non dissimulée : le coupé statutaire a le vent en poupe !

Dénommé Sportback ou Gran Coupe selon notre choix de préférence, autrement dis Audi A5 Sportback ou BMW Serie 4 Gran Coupe, une silhouette se démarque malgré l’hégémonie actuelle du SUV ou Crossover. Le « coupé berline », hybridation de la berline traditionnelle accouplé à un coupé, fut inauguré lors de la première génération de la Mercedes CLS. Véritable œuvre d’art roulante, ce modèle fut le précurseur d’une mode qui aujourd’hui en est à son paroxysme. Une tendance qui donne des ailes à certains constructeurs généralistes vers leur quête inexorable de montée en gamme…

Nom de code Volkswagen « Arteon », pedigree « Passat CC », objectif marcher sur les platebandes de sa cousine d’Ingolstadt, une certaine A5 Sportback. Le constructeur de Wolfsburg poursuit son ambition premium, avec la commercialisation de son nouveau vaisseau amiral, l’Arteon, venant remplacée dans la gamme la CC, la déclinaison coupé de la Passat. Mais la partie filiation ne va pas plus loin, bien au contraire…

Cet inédit coupé 4 places, est dorénavant un modèle à part entière au sein de la hiérarchie de VW, s’intercalant entre une Passat et une Phaeton qui n’est plus d’actualité. Dotée d’une silhouette dynamique et attrayante, l’Arteon ne se cache pas et reprend les codes esthétiques de ce segment de niche. Imposante en terme de volume et de prestance, ce coupé se veut très accueillant à la frontière de la « mini-limousine ».

Aussi bien destinée à une clientèle de chauffeurs privés que de cadres supérieurs souhaitant y loger famille et sacs de golf, la dernière-née du groupe VAG est un concentré de technologies de dernière génération auxquels s’ajoutent un intérieur sérieux et qualitatif, manquant il est vrai d’une pointe de raffinement et d’exclusivité, mais d’un confort qui n’envierait aucune « potentielle » concurrente.

L’expérience Phaeton, malgré les qualités certaines du véhicule à l’époque, a poussé la marque à ne pas refaire du premium « au premier degré ». L’exercice ici, étant de proposer un véhicule avec des prestations à la fois esthétiques, technologiques et en matière de confort supérieures au marché Mainstream, tout en conservant une image ne basculant pas dans « l’ostentatoire ».

Quid de la future Peugeot 508, annoncée avec une silhouette tendant vers ce type de prestation, à la même sauce qu’une Opel Insignia qui a gagné en « sex-appeal ». Eléments de réponse début 2018 lors de sa présentation officielle.